Je n'ai pas été convaincu par la maîtrise du surfeur qui était davantage emporté par les vagues plus qu'il ne surfait réellement. A mon sens une mer démontée nécessite une pratique aguerrie de ce sport ce qui était loin d'être le cas pour cet homme qui risquait de se fracasser contre les rochers du rivage..
J'ai attendu patiemment, le soleil déclinait à l'horizon, le vent balayait la cote et mon visage. Les derniers badauds on renoncé, seul je suis resté, espérant que le couchant soit magique. Quand au dernier moment, surgi de nulle part une barre nuageuse surgit de l'horizon portant des nuages sombres comme une promesse de tempête future. Alors j'ai compris que dans cette longue attente l'astre solaire ne serait pas au rendez-vous à la ligne d'horizon. Seuls reste cette image pleine de promesse. Un autre jour peut être, la vie d'un chasseur de couchant est pleine d'espoir et emplie de déceptions.
Elle fait partie de la famille des lépidotères hétérocères. Elle a des couleurs voyantes non par coquetterie mais par nécessité : Ces couleurs préviennent les oiseaux de leur toxicité. Cette famille compte environ 11000 espèces dans le monde dont une trentaine sont présentes en France. Ce papillon est doté d'un autre mode de défense car son thorax produit des ultra-sons qu'ils utilisent comme moyen de défense contre les prédateurs notamment les chauves souris dont la précision de ll'écho location se trouve perturbée. Bien que ces papillons soient nocturnes il arrive de les apercevoir de jour tel celui où j'ai surpris cet insecte butinant un budlea. Posé sur la fleur il replie ses ailes et laisse apparaître une ailure en forme de delta mais qui masque les couleurs vives que l'on aperçoit lorsque le papillon vole.
Cette rencontre imprévue ne m'a pas laissée le loisir de prendre le papillon sous toutes les coutures. Aussi pour voir la couleur de ses ailes déployées je vous invite à vous rendre sur le site insecta que je vous invite par ailleurs à découvrir.
Aux jours pluvieux qui se raccourcissent, aux ruisseaux qui glougloutent dans les prés, aux landes silencieuses dans la bruine que seul le croassement de quelque corbeau vient transpercer, à ces talus couverts de mousses et de feuilles mouillées je dédie ces quelques lignes en échange de ces beaux cèpes qu'elles a offert au cueilleur de champignon solitaire. Il est parti avec Bobby son chien alors que le jour pointait à peine. Derrière lui se dégageait une odeur de cigarette grillée. Il a marché dans la prairie marécageuse, s'est arrêté quelques instants devant l'ancien lavoir en pensant aux heures de son enfance quand les lavandières battaient le linge en racontant les ragots du village. Il s'est rappelé avoir retourné leurs caissons, y avoir trouvé un nid de paille et miracle du bleu de méthylène ainsi que de l'eau de javel. Il s'en souvient encore du bleu qui se répandait dans le lavoir puis empruntait le fil de l'eau qu'il suivait en trottinant. Il se souvient aussi de ce lavoir qui vidé de son eau livrait ses secrets avec des anguilles à plein seau.
Il a aspiré encore une longue goulée, a toussoté, la fumée s'est élevée en volutes se mélangeant aux fines gouttelettes en suspension dans l'air. Bobby assis sur son arrière train attentif observait sont maître. Puis il est reparti, il a franchi le talus derrière lequel le ru aux sables d'or se fraie un chemin incertain allant jusqu'à disparaitre en chemin pour un peu plus loin réapparaître. Il a enjambé cet obstacle ou auparavant il venait jouer avec des moulins confectionnés de ses propres mains. A l'orée du bois, entre landes, châtaigniers et pins maritimes il a redoublé d'attention comme lorsqu'il était enfant il a longé les talus, écrasé du pied les landes à la recherche du cèpe qui pour lui est le roi des champignons. A cet homme qui vit en communion avec la nature, à cet homme qui est mon frère et qui ma donné une cagette de cèpes.
L'écluse du moulin de Kerivarch (*)
(*) Lanvénégen Morbihan
Sur ces terres de bruyère et de landes soufflées par les vents du large, que l'on soit du Finistère ou du Morbihan ou des autres départements bretons la fougère fait partie du décor. L'hiver elle tisse un manteau brun dans les moindres recoins de végétation comme ultime protection à la faune et la flore qui se tapit en son abri. Au printemps elle sort vigoureusement de terre puis déploie les crosses qui deviendront ombrelles au début de l'été. Enfin quand passe le cycle des saisons, que viennent les prémices de l'automne la fougère frissonne et prend une parure fauve qu'elle conserve jusqu'au nouveau printemps. Lorsque les nouvelles frondes surgiront du tapis de mousse, les vieilles tiges usées par les assauts de l'hiver retourneront à la terre nourricière pour que les cycles végétatifs se perpétuent.
Au nom de la fougère :Dès lors est-il étonnant de retrouver la présence de la fougère dans de nombreux lieux-dits ou même nom de communes en Bretagne ? A commencer par la ville de Fougères en Ile-et-Vilaine dont on trouve l'étymologie de Felger en breton et Foujerr en gallo. L'autre nom de la fougère en breton est raden qui a laissé son nom à beaucoup de lieux-dits exemple Radennec, Keradennec. La nom de la commune de Rédéné dans le Finistère serait issu en fait d'un nom breton-roman : Rédéné était connu sous le nom de Radenix en 1150 ! Avec les quelques chaos que je connaisse dans cette commune je me prends à rêver que cette terre de landes , d'ajoncs et de bruyères dominée par la silhouette des pins maritimes aurait pu être une terre d'aventures pour Astérix et Obelix.
Ou de quelque géant. read more
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