Entre les multiples ilots de l'archipel, le bateau passe au raz des falaises sur lesquelles s'accrochent ingénieusement des plantes.
Mer glamour
Mer d’ivresse
Où l'on croit rêver jusqu’à la fin du jour
Mer d’allégresse.
Une adaptation paresseuse des paroles de Nuits de Chine de Dumont - Benech qui colle bien au coup de coeur et à l'enchantement de cette partie du monde sise justement dans cette mer de Chine.
En longeant les falaises, on perd le sens de l'orientation, qu'est ce que l'endroit ? Qu'est ce que l'envers ?
Au final, est-ce important, laissons passer l'ivresse des sens !
L'entrée du lagon est peu profonde obligeant l'assistant du marin à sortir du bateau pour le guider à travers le corail qui pourrait blesser la coque.
C’est un archipel entre ciel, terre et mer égrenant son chapelet d’îles où glissent les bateaux philippins que les gens d’ici appellent bancas : Frêles embarcations qui s’enfoncent dans les creux de la mer de Chine pour mieux rejaillir sur la crête des vagues. A l’intérieur des lagons, la mer privée d’énergie s’est de toute apparence assagie. Tel un miroir, sa surface d’un bleu profond avale les falaises grises irrémédiablement happées par les fonds. Cependant qu' en surface apparaissent leurs formes inversées qui ondulent au gré des vents et des courants. En souvenir d' un moment de nature et de plénitude. Palawan décembre 2007.
Les lagons sont aussi calmes que des lacs. Un cordage capture au passages les feuilles qui tombent des arbres qui poussent à fleur de falaise.